Comprendre

Coopérations entre métropoles et territoires environnants : quels facteurs de réussite ?

Fin 2018, le CGET-l’ANCT en lien avec France urbaine et l’Assemblée des communautés de France (AdCF), recensait 173 coopérations entre des métropoles et des territoires environnants partout en France portant sur des thématiques et s’organisant selon des modalités diverses. Le fait que nombre de ces coopérations soient anciennes et d’autres en projet montre l’utilité éprouvée que les territoires ont à coopérer. La crise liée à la Covid-19 l’a d’ailleurs matérialisé, qu’il s’agisse des coopérations urbain-rural en termes d’alimentation ou des coopérations sanitaires entre territoires.

Pour autant, la recherche d’attractivité et de compétitivité a pu davantage placer les territoires en situation de concurrence que de coopération. Coopérer demande de dépasser certaines représentations et de bien cerner les intérêts et plus-value réciproques. De plus, l’élaboration, l’animation, le pilotage, la mise en œuvre des coopérations interterritoriales constituent une réelle transition en termes d’action publique. Or, elle peut se heurter à des freins juridiques ou réglementaires, à un manque de moyens financiers spécifiques et adaptés, ou encore à l’absence de « compétences métiers » nécessaires.

Afin d’identifier des pistes de réponse à l’ensemble de ces enjeux, le CGET/ l’ANCT a initié, avec France urbaine et l’AdCF, une Fabrique Prospective réunissant les métropoles de Brest, Nantes, Rouen, Toulouse et leurs territoires environnants afin de les appuyer dans l’anticipation de coopérations interterritoriales. Les travaux des acteurs de l’ensemble de ces territoires ont permis à la fois de concrétiser la plus-value de la coopération territoriale pour répondre à des enjeux d’échelles, de filières ou encore de mutualisation (cf. 1) et d’identifier six facteurs de réussite illustrés dans cette publication par des exemples d’action (cf. 2) : la connaissance des dynamiques interterritoriales, le partage d’une vision stratégique des coopérations, la mise en place d’espaces de gouvernance adaptés, l’allocation ou le partage de « compétences métiers », la définition de financements spécifiques et l’évolution du cadre juridique.
 

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