Territoires industriels : comment renforcer le capital social ?

La performance économique des territoires a fait l’objet de nombreux travaux de recherche qui mettent en avant les dotations matérielles (localisation, infrastructures, technologies), les spécialisations sectorielles, les modalités d’organisation des firmes, les effets d’agglomération ou encore l’influence des territoires avoisinants. Or, ces facteurs n’expliquent pas la « sur » ou la « sous » performance de certains territoires industriels. Le capital social – compris comme l’ensemble de réseaux, normes et valeurs qui contribuent à aider les divers acteurs et institutions à atteindre des objectifs communs - apparaît alors comme un facteur à prendre en compte. En contribuant à la création d’un climat de confiance et de coopération, le capital social facilite le climat des affaires, pousse à porter des projets en commun, améliorer les échanges. Mais comment faire pour renforcer le capital social d’un territoire industriel ?

Afin de tirer des éléments de réponse à cette question, le CGET-l’ANCT a initié en 2019, en lien avec l’AdCF, une Fabrique Prospective réunissant quatre intercommunalités volontaires : la communauté de communes de Decazeville (Decazeville communauté) et les communautés d’agglomération de Charleville-Mézières - Sedan (Ardenne métropole), Dieppe (Dieppe Maritime) et Saint-Nazaire (communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’estuaire, CARENE). Appuyés par un prestataire, les acteurs locaux de ces quatre territoires étaient invités à « faire dialoguer fonction économique, capital social et héritage matériel ».
 
Leurs travaux ont permis de tester et d’identifier des méthodes et actions pour renforcer le capital social des territoires industriels. La troisième partie de cette publication présente ces méthodes et ces actions à partir d’exemples concrets issus des quatre territoires de la Fabrique Prospective. Préalablement, la première partie propose un état des lieux des territoires industriels afin de montrer leur diversité et les mutations qu’ils connaissent en termes de transition numérique, sociale ou écologique. La deuxième partie explique en quoi le capital social des territoires industriels est un facteur de performance.
 

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