« Un accélérateur des projets des petites villes »

Christophe Bouillon

Christophe Bouillon préside l’Association des petites villes de France. Il évoque le programme Petites villes de demain. Un levier de l’attractivité de ces communes « agiles, efficaces et démarreurs de la relance », nous dit notre invité.

Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime et maire honoraire de Canteleu, préside l’APVF qui compte
1 200 villes de 2 500 à 25 000 habitants. Membre du conseil d’administration de l’ANCT, cette association d’élus est partenaire de son programme Petites villes de demain.

Selon vous, à quels besoins doit répondre en priorité le programme Petites villes de demain, face aux enjeux de la revitalisation de ces communes ?

Écouter le podcast audio (1'54'') :

L’APVF a présenté une contribution au plan de relance de l’activité économique, où le programme Petites villes de demain apparaît comme un levier. De quelle manière, à votre avis ?

Le rebond doit passer par une vision d’ensemble de tous ces enjeux. Il nécessite la mobilisation de moyens et d’ingénierie dont ne disposent pas les petites communes. Or, le programme Petites villes de demain apporte cette approche globale, avec une capacité d’agir dans de nombreux domaines - la mobilité et le commerce, entre autres -, grâce aux services de l’ANCT et aux opérateurs publics impliqués.

Mais, concrètement, la relance passera par les territoires. En effet, 73 à 75 % des investissements publics proviennent des territoires. L’État doit donc donner de l’oxygène aux petites villes pour qu’elles relancent leurs projets. Par exemple, la rénovation thermique de leurs bâtiments, qui constitue un gisement d’emplois considérable. Il faut injecter de l’argent public dans les territoires pour soutenir l’ambition collective des transitions écologique et numérique.

La récente crise du Covid19 a démontré que l’on peut vivre bien dans nos territoires, si on y développe l’usage et l’accès au numérique notamment. Et les petites villes ont été agiles et efficaces face à cette crise sanitaire. Nos territoires ne sont pas seulement des amortisseurs de la crise, ils sont aussi des « démarreurs » de la relance. Je considère que Petites villes de demain peut jouer un rôle d’accélérateur de nos projets et être un levier de l’attractivité de nos communes. Et les mesures de l’Agenda rural sont une chance d’accélérer ces chantiers.

L’APVF siège au conseil d’administration de l’ANCT. Quel rôle souhaitez-vous y jouer et quelles sont vos attentes envers l’Agence ?

Notre association a rêvé de la création d’une telle agence, et cela a été fait. L’ANCT n’est pas une agence comme les autres, et nous sommes heureux de pouvoir y porter notre voix. Nous veillerons à ce qu’elle ne soit pas un « machin en plus » et à ne pas perdre de temps pour agir.

L’APVF souhaite concentrer les efforts, les moyens et l’ingénierie sur les territoires les plus vulnérables pour soutenir leur résilience. Et, face aux défis qui sont devant nous (climat, emploi, numérique…), l’Agence doit pouvoir envoyer sur le terrain des auditeurs pour nous aider à percevoir les forces et les faiblesses de nos collectivités et aider les élus à construire des réponses aux besoins du territoire et de ses habitants.

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Crédit photo : DR APVF.

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