Résultats de la fabrique prospective

Comment prendre en compte l’évolution des rythmes de vie dans les villes moyennes ?

miniature de la publication

Disposer de temps pour mener ses activités quotidiennes, travailler ou se divertir est un facteur majeur de qualité de vie. Or, nos rythmes de vie diffèrent selon nos activités (travail, loisirs, tourisme…) et nos âges. Cependant, nous ne sommes pas tous égaux face au temps : si certains sont en capacité « d’acheter du temps » (recours à des services de ménage, cuisine, garde d’enfants…) et de gérer leur emploi du temps de manière relativement autonome, d’autres ont très peu de prise sur leur rythme de travail. Les rythmes de vie de chacun sont également bouleversés par de profondes mutations.

Pour les territoires, il s’agit d’offrir à chacun la possibilité de disposer de temps tout en conciliant les rythmes de vie de tous, au regard de l’ensemble de ces mutations. Cette prise en compte des rythmes de vie constitue de fait un facteur d’attractivité, de qualité de vie et d’égalité pour les territoires. Qu’en est-il des villes moyennes ?

En 2012, Luc Gwiazdzinski, enseignant-chercheur en aménagement et urbanisme à l’université Grenoble-Alpes, indiquait que de toutes les catégories de communes, c’était dans les villes de 20 000 à 100 000 habitants que les habitants déclaraient avoir le moins de pression temporelle et de contraintes de conciliation, entre par exemple temps personnel et temps professionnel.

Dès lors, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) a lancé, en juin 2021, avec Villes de France et le réseau Tempo territorial, une Fabrique Prospective sur le thème « Comment mieux prendre en compte les temporalités et les rythmes de vie dans les villes moyennes ».

Pendant un an, cette Fabrique Prospective a accompagné les élus et les acteurs locaux de quatre agglomérations engagées dans le programme Action coeur de ville : la communauté d’agglomération de Blois - Agglopolys (Loir-et-Cher), le Grand Cahors (Lot), le Grand Châtellerault (Vienne) et Colmar agglomération (Haut-Rhin).
Les élus de ces quatre villes moyennes et leurs groupes de travail locaux ont chacun co-construit, avec l’appui d’un groupement piloté par l’ANCT, un programme d’actions afin de mieux prendre en compte les différents rythmes de vie des habitants et des acteurs de leurs territoires (cf. partie 3).
Leurs travaux ont permis d’identifier en quoi la prise en compte des rythmes de vie est un facteur d’attractivité, d’égalité et de cohésion sociale pour les villes moyennes (cf. partie 1).
En parallèle, le dialogue entre les élus et agents référents des quatre villes moyennes, et les représentants de Villes de France et de Tempo territorial, dans le cadre des séminaires intersites de la Fabrique Prospective, ont abouti à la formulation de recommandations à destination de l’ensemble des villes moyennes souhaitant mieux prendre en compte les rythmes de vie dans leurs politiques (cf. partie 2).