L’écotourisme : un atout pour les Ardennes

Vue du haut d'un colline de la rivière de la Meuse et d'une petite ville, en contrebas, encerclée de collines boisées.

Dans le cadre du pacte Ardennes, le territoire s’engage pour développer une mobilité douce et tournée vers l’écotourisme, grâce à sa richesse fluviale et à ses voies cyclables vertes. Qui en sont les acteurs ? Et comment l’ANCT accompagne-t-elle ce projet ?

1. Le besoin

Les Ardennes jouissent de ressources naturelles préservées (paysages, biodiversité), d’un patrimoine riche et d’une position stratégique, proche de grands centres urbains. Les Ardennes ont ainsi noué des échanges avec les régions Île-de-France et Hauts-de-France, mais aussi des dynamiques transfrontalières avec la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Le département cherche à s’appuyer sur ces atouts pour redynamiser son activité économique à travers le tourisme fluvial et le tourisme vert.

Les élus souhaitent créer une offre touristique qui pourra inclure la navigation sur la Meuse et sur le canal des Ardennes, avec des parcours à vélos. Mais, face à la concurrence d’un massif transfrontalier déjà très développé sur le plan touristique en Belgique, les Ardennes françaises ont besoin de consolider un projet touristique respectueux de l’environnement (enjeu de la dépollution de la Meuse notamment), qui lie la navigation de plaisance aux prolongements de voies vertes pour favoriser le cyclotourisme.

Les acteurs locaux et leurs partenaires soutiennent, par ailleurs, l’installation d’une nouvelle offre hôtelière à Givet et à Charleville-Mézières, car ces deux villes sont des points d’étape d’une véloroute européenne qui traverse le département.

2. Les acteurs

Bénéficiant d’un soutien renforcé de l’ANCT grâce au pacte Ardennes, le projet d’écotourisme fluvial réunit la préfecture du département, le Département, la Région, les EPCI, l’agence touristique des Ardennes avec, à leurs côtés, les Voies navigables de France, Atout France et l’ANCT.

3. L’offre de services

Forte de son expertise sur le tourisme et la valorisation du patrimoine, l’Agence nationale de la cohésion des territoires finance une étude d’opportunité sur ce projet d’investissement. Elle a été lancée en janvier 2021 pour une durée de six mois.

Les conclusions de l’étude seront rendues au comité directeur du pacte Ardennes, en juin prochain. Pilotée par un cabinet franco-belge, spécialiste du cyclotourisme, l’étude a pour objet de renforcer l’attractivité des voies vertes qui longent la Meuse et de faire naître un projet de navigation en lien avec celui du cyclotourisme.

À la demande des élus locaux, le bureau d’études va également travailler à fédérer une communauté de cyclotouristes dans les Ardennes.

Le comité de pilotage de l’étude se compose du délégué territorial de l’ANCT dans les Ardennes, du conseil départemental, du conseil régional, des EPCI environnants et de l’agence du tourisme départementale.

L’ANCT fait également le lien avec les projets soutenus au niveau national, à travers le fonds d’Atout France pour la citadelle de Givet et la place Ducale, à Charleville-Mézières, deux sites patrimoniaux proches du fleuve.

Au-delà de l’étude, l’ANCT assure, sur le long terme, le suivi de ce projet d’envergure à travers son comité local de cohésion territoriale.

Financement : l’ANCT finance l’étude à hauteur de 35 000 euros. L’ensemble du projet d’écotourisme est intégré au pacte Ardennes, que pilote l’ANCT. À ce titre, il pourra s’appuyer sur les crédits de l’État, ceux des collectivités locales et sur des fonds européens : l’engagement financier en faveur du pacte Ardennes s’élève, au total, à plus de 85 millions d’euros.

Lire notre article sur les 2 ans du pacte Ardennes

Photo : DR